Mes mémoires burlesques
08 juin 2010 par Richard Miller

2. Le conseil de Françoise Colinia

Mes mémoires burlesques
06 juin 2010 par Richard Miller

Plusieurs d’entre vous m’ayant demandé de transcrire l’anecdote que j’ai racontée ce matin à l’occasion de notre Congrès de fin de campagne, j’ai pensé que ce serait un bon début pour des Mémoires burlesques ! En effet, si je suis un homme politique sérieux – j’aime autant le préciser -, il m’a été donné, durant ces bientôt trente années d’engagement libéral, de vivre des situations comiques, drôles, surprenantes…burlesques.

Il est trop tôt, voire présomptueux, d’envisager d’écrire mes Mémoires : par contre il n’y a pas d’heure pour rire. Le rire, comme l’art et la liberté, appartiennent à tous les êtres humains.

Encore un mot : il m’arrivera de citer des collègues, non pas pour leur manquer de respect, mais parce que leur personnalité, leurs responsabilités, leur stature politique, « ajoutaient » une touche spéciale !

La ducasse de Mons, Saint Georges et le dragon...
28 mai 2010 par Richard Miller

A l'occasion de la ducasse de Mons, relisez les textes des conférences de Richard Miller sur Saint Georges et le dragon...

Pomme de terre et frite de Wallonie !
05 décembre 2009 par Richard Miller

La semaine de promotion de la frite est l’occasion de rappeler l’histoire de ce met sans lequel nous, Belges, ne serions pas tout à fait qui nous sommes.
L’histoire de la frite est d’abord, bien entendu, celle de la pomme de terre. En suivant le chemin parcouru par celle-ci, on voit combien la vie des gens est tributaire des avancées de l’Histoire. La préparation des plats est un art de rencontres et d’échanges entre les populations, les traditions et les générations. Mais la cuisine est aussi un formidable lieu d’invention et d’imagination qui exprime bien la façon dont les gens vivent et ressentent leur vie. En ce sens, le grand historien Fernand Braudel, a écrit qu’une « simple odeur de cuisine peut évoquer une civilisation entière ».

Le Singe, la forge et un conte des frères Grimm
17 novembre 2009 par Richard Miller

En préparant son prochain livre sur l’Histoire Culturelle de Mons, Richard Miller a repris plusieurs textes déjà publiés séparément, dont celui qu’il avait consacré au Singe du Grand’Garde. Il y défend l’idée que le célèbre Singe est le témoignage d’une époque où l’activité de forge et de production d’armes était florissante à Mons. Richard Miller a fondé ses recherches sur les analyses très fouillées de différents historiens de l’art, dont Erwin Panofsky. Selon ceux-ci, le singe est en effet associé, depuis la fin du Moyen Âge au dieu de la forge Héphaistos (en grec), Vulcain (en latin). Celui-ci avait suscité la colère de Zeus qui l’avait jeté sur terre. Vulcain y avait été recueilli et soigné par un peuple inconnu, les « Syntiens ». A la suite d’une erreur de transcription dans un texte médiéval, ce peuple fut appelé les « Simiens », c’est-à-dire les … singes.

La vengeance du peuple juif selon Tarantino
09 septembre 2009 par Richard Miller

Inglourious Basterds de Quentin Tarantino « projette » les spectateurs que nous sommes au cœur d’une question essentielle. En atteste le malaise diffus, le parfum de polémique pressenti sous la plume de différents critiques. Ainsi Jean-Luc Douin signe un excellent article intitulé « A-t-on le droit de jouer avec Adolph ? », et conclut par ces mots : « Nous ne sommes pas ici dans le démenti ni dans le révisionnisme. Juste sur un terrain délicat » (Le Monde, 19/8/2009). Tarantino est-il allé trop loin ? A-t-il dépassé les limites du politiquement correct en montrant à l’écran, et en faisant de l’écran lui-même, la vengeance du peuple juif ? Ce type d’interrogations est nouveau au sujet de Tarantino. Si certains se sont inquiétés de la violence « gratuite » de telle scène de Reservoir Dogs (l’oreille tranchée par le rasoir) ou de Pulp Fiction (la mort malencontreuse de Marvin), c’est la première fois que la critique revêt une dimension politique.

Traces littéraires de Mons et alentours: Pierre Mac Orlan et Messine
14 août 2008 par Richard Miller

Poète et romancier né en région de Picardie, membre de l'Académie Goncourt, Pierre Mac Orlan (auteur du célèbre Quai des Brumes) a très tôt allié le voyage et l'écriture littéraire. Pas seulement par goût du dépaysement ou par recherche de l'exotisme mais, plus simplement, pour pouvoir travailler et manger.

Simone de Beauvoir et les socialistes montois de 1961
13 juin 2008 par Richard Miller

A l'occasion du centième anniversaire en janvier de cette année, de la naissance de Simone de Beauvoir, son œuvre littéraire, philosophique et politique a été amplement mise à l'honneur : publication d'inédits, de biographies et d'analyses diverses.

Le Singe du Grand'Garde
15 mai 2008 par Richard Miller

A tout seigneur, tout honneur. Il me semblait aller de soi d’entamer la publication de ces Cahiers, consacrés à des sujets variés, par un hommage rendu au Singe du Grand’Garde. Ce Singe à qui Jules Destrée jugea légitime en 1933 de dédier son livre Mons et les Montois1. On ne m’en voudra pas d’en reprendre les premières lignes : « Il y a, à l’Hôtel de ville de Mons, à gauche de l’entrée, un petit singe (...) Que fait là cet étrange animal, à l’entrée d’un édifice officiel ? D’où vient-il ? De quel temps ? A-t-il une signification ? Fétiche ? Trophée ? Personne ne répondra2à ces questions. Tous les habitants de Mons, petits et grands, le connaissent et l’ont en affection » .

Le 7ème art de la démocratie
01 février 2007 par Richard Miller

A l’instar de ce que fut le théâtre pour la démocratie athénienne, le cinéma, en tant qu’il est à la fois création, technologie et industrie, est le lieu où les démocraties, dans le monde/mondialisé d’aujourd’hui, se montrent, se voient et s’interrogent. Sur la page blanche de l’écran, celle révélée par la splendide ouverture des Hommes du Président (Pakula) et sur laquelle d’emblée s’écrit (du grec, graphein) la liberté inconditionnelle de la presse, les principes fondateurs de la démocratie sont à l’œuvre : droit de s’exprimer, de se déplacer, de s’assembler, de travailler, de créer, de vivre avec sécurité, dans la justice et la dignité…Toutefois, ce que l’œuvre d’art cinématographique renvoie à la société n’est pas un reflet neutre –l’écran n’est pas un miroir-, mais une image qui inquiète, qui ne laisse pas en quiétude, qui problématise la réalité concrète de la vie au sein de cette société et ce, quels que soient ses principes fondateurs. Si toute société a besoin de cette projection critique d’elle-même, de ses inquiétudes et insuffisances, auxquelles doivent répondre les réformes nécessaires, seul le système démocratique en a la capacité et la force.

« Syriana » de Stephen Gaghan
19 avril 2006 par Richard Miller

« Syriana » est le mot utilisé par la CIA pour désigner une vision remodelée du Moyen-Orient, de cette région du monde qui a vu naître les civilisations et les monothéismes. Région aussi où, depuis les Perses et les Grecs, se sont toujours succédé les conflits avec l’Occident.

Mario Vargas Llosa, La fête au bouc
par Richard Miller

Ce roman qui mêle la réalité et la fiction déconstruit tous les processus par lesquels une dictature envahit le corps d’une société. Il ne s’agit pas d’une simple chronique de la vie à Saint-Domingue sous l’ère du président Trujillo. La puissance de la fiction littéraire permet en effet à Vargas Llosa de dépasser le côté factuel et nécessairement incomplet de l’analyse historique. C’est au foyer même d’infection qu’il nous introduit, au centre de la peur, de la corruption et de la mort. Tous les rouages dictatoriaux, qu’ils soient politiques, économiques, juridiques, militaires ou personnels, voire intimes, sont saisis dans leur entremêlement complexe, impitoyable et de plus en plus irrationnel, Inhumain. L’absence des libertés premières ne gangrène pas seulement les activités de la nation ; elle pervertit aussi les relations interpersonnelles. Le déchirement entre le sénateur Cabral (un des privilégiés du pouvoir avant d’être déchu par Trujillo) et sa fille en est l’illustration extrême.

Emmanuel Faye: Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie
par Richard Miller

Cette édition parue en janvier 2007, reprend le texte publié chez Albin Michel en 2005 complété par des éléments nouveaux dont Emmanuel Faye a pu prendre connaissance durant ces deux années. Cette précision importe car effectivement les pièces à charge ne cessent de sortir de l’oubli, voulu ou non, dans lequel a longtemps été confiné l’engagement national-socialiste de Martin Heidegger. Celui-ci étant considéré comme l’un des plus grands penseurs du XXème siècle et l’un des grands noms de l’histoire de la philosophie, un tel engagement ne peut laisser indifférent. Par définition le philosophe ne cesse de cesse de réfléchir, d’interroger ses propos et ses actes : Heidegger savait donc ce qu’il faisait. Dès lors, revenir sur son adhésion aux thèses hitlériennes importe beaucoup plus, me semble-t-il, que l’émoi passager suscité par Gunther Grass lorsque, récemment, celui-ci a rendu public son passé militaire.

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