Au moment où l’industrie wallonne connaît une situation très difficile, il est incompréhensible que la FN Herstal ait pu rater un contrat d’une telle importance. Cet échec, dans le chef d’une entreprise dont l’actionnariat est la Région wallonne, n’est pas seulement dommageable en termes de manque à gagner, mais aussi en termes d’image : que l’arme produite par la FN ait été jugée insuffisamment fiable pour armer notre police fédérale a quelque chose de révoltant. Avec l’expérience qui est celle de l’entreprise liégeoise, on peut difficilement croire que des différences qualitatives puissent être telles qu’elles justifient le choix de l’arme américaine par les autorités fédérales.
J’interrogerai le ministre Marcourt sur les raisons d’un tel échec dans le chef de cette entreprise de la Région Wallonne. Il semble en effet, d’après la réponse de Mme Turtelboom à ma question au sénat du 10 mai 2011, que la FN n’aurait pas suivi suffisamment l’évolution de ce marché. J’ajoute que déjà le 18 novembre 2008, j’avais attiré l’attention du Ministre Courard au Parlement Wallon, sur la nécessité de veiller aux stipulations du Cahier fédéral des normes en la matière ; en vain, malheureusement.
Je comprends que les représentants des travailleurs demandent à la nouvelle ministre de l’Intérieur si le contrat ne peut pas être revu. Je relayerai, ce jeudi au sénat, cette question, mais selon la réponse fournie en son temps par Mme Turtelboom, il semble que cela ne soit pas le cas.
Demande d’explications de M. Richard Miller à la ministre de l’Intérieur sur «la procédure d’acquisition des armes devant être utilisées par la police fédérale et par les zones de police»
Question orale à M. Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique, sur " les armes autorisées dans les zones de police " |